Colloque organisé par la Réunion des musées nationaux sous la direction de Michel Weemans et Jean-Hubert Martin, le mercredi 10 juin 2009
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles
Adresse : Square Jean Perrin 3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris (Auditorium, entrée Champs-Elysées)
Téléphone : +33 (0)1 44 13 17 17
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Le paysage anthropomorphe à la Renaissance
Le paysage anthropomorphe a pris à la Renaissance des formes extrêmement soutenues et variées : depuis l’inclusion dans les rochers, les racines et les nuages de motifs anthropomorphes plus ou moins cachés ou potentiels (fin XVe - XVIe siècles), jusqu’à une tradition de têtes-paysages (fin XVIe - XVIIe siècles) faisant coïncider un visage avec la totalité de l’image.
Ce colloque, réalisé à l’occasion de l’exposition Une image peut en cacher une autre aux Galeries nationales, vise à proposer pour la première fois une synthèse de ce phénomène et à questionner la variété de ses formes et de ses enjeux.
9h30
Accueil et présentation
Par Jean-Hubert Martin, conservateur général du patrimoine, commissaire de l’exposition, et Michel Weemans, professeur d’histoire de l’art, chargé de conférences à l’EHESS, Paris
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9h45
Têtes, paysages, région de dissemblance
Par Reindert Falkenburg, Université de Leide
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10h15
Arcimboldo et ses sources philosophiques : sérieux et ironie
Par Fernand Hallyn, Université de Gand
[Intervention annulée]
11h
Loth et ses filles, Lucas de Leyde
musée du Louvre - Un tableau aristotélicien
Par Félix Thürlemann, Université de Constance
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11h30
La Fuite en Égypte : paysage anthropomorphe et conversion du regard
Par Michel Weemans, École des hautes études en sciences sociales, Paris
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14h30
Quattrocento : les images au coeur des nuages
Par Stephen J. Campbell, Université Johns Hopkins, Baltimore
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15h
Paysage/visage. Problèmes de peinture dans l’Italie du Quattrocento
Par Bertrand Prévost, Université de Bordeaux
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15h45
Paysages anthropomorphes dans la cosmographie de la Renaissance
Par Frank Lestringant, Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne
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16h15
Le rocher anthropomorphe et sa persistance : jeu ou stéréotype
Par Jean-Hubert Martin, conservateur général du patrimoine
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Les rendez-vous du mercredi soir à 18 h 30
Accès gratuit, entrée prioritaire sur présentation d’une contremarque à retirer aux comptoirs d’accueil, à compter de sept jours avant la date de la manifestation.
Adresse : Square Jean Perrin 3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris (Auditorium, entrée Champs-Elysées)
Téléphone : +33 (0)1 44 13 17 17
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Mercredi 29 avril : Une image peut en cacher une autre
Par Jean-Hubert Martin, conservateur général du patrimoine, commissaire de l’exposition, et Dario Gamboni, historien de l’art et commissaire adjoint
Images composites, cachées, réversibles, illusions et ambiguïtés visuelles de toute nature…D’Arcimboldo à Dali et Markus Raetz, les 250 oeuvres rassemblées pour l’exposition inventorient les procédés consciemment mis en oeuvre au cours du temps pour créer des images à double lecture et sens multiple. J.-H. Martin et D. Gamboni dressent l’historique des artistes impliqués dans ce processus complexe et, du ludique au symbolique en passant par l’érotique, le poétique, ou le politique, analysent les motivations ayant guidé leur geste.
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Mercredi 6 mai : Le corps-paysage
Par Jeanette Zwingenberger, historienne de l’art et commissaire associée
Les images jouant sur la transformation réciproque et simultanée du corps humain en paysage ou du paysage en corps humain abondent dans l’histoire de l’art. La « réversibilité » de ces « corps-paysages » dont le sens s’inverse selon la perspective adoptée par l’observateur renvoie à tout un arrière-plan symbolique qui va du religieux à l’érotique en passant par l’allégorique et le fantastique… Dans quels contextes sont apparus ces paysages anthropomorphes au fil du temps, et quelles ont pu être les intentions avouées ou cachées de leurs auteurs en les créant ? Ces images à double lecture traduisent-elles un désir ou un besoin de fusion de l’homme avec la nature ?
« L’homme absent de Cézanne parce que tout entier dans le paysage » (Gilles Deleuze)
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Mercredi 27 mai : Dali voit double
Par Thierry Dufrêne, professeur à l’Université de Paris X - Nanterre
Dès L’homme invisible de 1929, Dali s’est intéressé à la double image qui devient l’outil principal de sa « méthode paranoïaque-critique ». La conférence posera la question du rapport de l’art de Dali à la psychologie et à la psychanalyse, son esprit étant hypersensible aux apparences dissimulées, réelles ou imaginaires. Dans sa peinture, les images à multiples figurations sont enchâssées les unes dans les autres comme la célèbre Enigme sans fin de 1938 ou présentent des effets de miroir, des reflets, des fantasmes qui jouent avec l’inconscient et la pulsion visuelle du spectateur. Virtuose de l’illusion en peinture, Dali a également abordé le cinéma en collaborant avec Hitchcock et Disney et en réalisant le film Impression de la Haute Mongolie - Hommage à Raymond Roussel (1974), tourné entièrement à partir de suggestions visuelles.
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Mercredi 3 juin : Le reflet réifié chez Markus Raetz : de l’image double à l’image couple
Par Bruno Trentini, enseignant en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne
Lors de l’élaboration de ses images doubles, Markus Raetz peut avoir recours à des déformations anamorphotiques, comme celles que Holbein a utilisées au niveau du crâne dans Les Ambassadeurs. Ainsi, c’est en se positionnant en différents points de vue que le spectateur voit la même image se dédoubler. L’utilisation d’un miroir habilement disposé permet l’appréhension simultanée des deux perceptions, de l’image et de son double. Elles semblent s’unir en un troisième terme :
Markus Raetz parvient alors à rétablir l’unité préalablement présente au sein de l’image double.
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Mercredi 17 juin : « Joco seria » dans l’art français du XIXe siècle
Par Ségolène Le Men, professeur à l’université de Paris X - Nanterre, membre de l’Institut universitaire de France
L’ambiguïté visuelle se développe en France au XIXe siècle dans des sphères multiples, avec des fonctions différentes. Elle appartient au champ de l’imagerie (satirique, enfantine, publicitaire) autant qu’à celui des beaux-arts. L’objet de cette conférence, à partir d’exemples empruntés principalement à l’oeuvre de Daumier, de Courbet et de Chéret, sera de s’interroger sur les usages créatifs de ce double jeu inhérent à la culture visuelle du XIXe siècle que l’on peut relier à la catégorie grammaticale du duel et que l’exposition inscrit dans une problématique de très longue durée.
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Mercredi 1er juillet : L’espace et le cerveau
Par Alain Berthoz, neurophysiologiste, professeur au Collège de France
Les travaux d’Alain Berthoz, titulaire de la Chaire de physiologie de la perception et de l’action, portent sur les liens très étroits entre le fonctionnement des sens, et les opérations de sélection, d’interprétation et de prédiction du cerveau : depuis la perception première, jusqu’à l’intégration multi-sensorielle et l’étude du mouvement humain. Ce sont donc ces mécanismes essentiels qui interviennent dans la construction de l’image double.
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Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles
Adresse : Square Jean Perrin 3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris (Auditorium, entrée Champs-Elysées)
Téléphone : +33 (0)1 44 13 17 17
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Documentaires et fictions :
Busby Berkeley
De Hubert Knapp, André Sylvain Labarthe, 1971, 1h
Lundi à 14h
Salvador Dali
De Raoul Sangla, 1978, 1h
Lundi à 16h30
Le journal de Léonard - possibilités du dialogue - Historia Naturae - Et cetera
De Jan Svankmajer, films d’animation, 40 min
Mercredi à 14h
La Belle et la Bête
De Jean Cocteau, 1946, 1h30
Avec Josette Day, Jean Marais
Mercredi à 15h
L’espace révélé
De Werner Nekes, 1996, 55 min
Mille et une images
De Werner Nekes, 1995, 55 min
Jeudi à 14 h - en alternance
Cinema Dali
De Xavi Figueras, 2004, 50 min
(TV3 Televisió de Catalunya)
Jeudi à 16h30
Anamorphoses ou les jeux de la perspective
Interview de Jurgis Baltrusaïtis et Manfred Mohrt, 1976, 30 min
suivi de :
Holbein : Les Aambassadeurs
De Pierre Chabartier, 1980, 45 min
Vendredi à 15h
Roger Caillois
De Dominique Rabourdin, Nicolas Stern, 1999, 50 min
Vendredi à 16h30
Des regards incertains : éléments de perception visuelle
De Alexandre Klementieff, 1968, 55 min
Samedi à 14h
Le surréalisme
De Carlos Vilardebo, 1979, 55 min
suivi de :
Un chien andalou
De Luis Bunuel, Salvador Dali, 1928, 35 mm, 20 min
Samedi 15h
Patinir, l’invention du paysage
De Miguel Trujillo, 2008, 50 min
Dimanche 14h
Bonnard ou les aventures du nerf optique
De Didier Baussy, 1984, 55 min (tous droits réservés)
Dimanche 16h30
Les rendez-vous du vendredi midi à 12 h 30
Accès gratuit. Entrée prioritaire sur présentation d’une contremarque à retirer aux comptoirs d’accueil à compter de sept jours avant la date de la manifestation
Durée : 1 heure
Adresse : Square Jean Perrin 3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris (Auditorium, entrée Champs-Elysées)
Téléphone : +33 (0)1 44 13 17 17
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Vendredi 5 juin : La vie secrète de Salvador Dali
Par Xavier Clément, comédien
Très présent dans l’exposition, Dali a souvent usé du dispositif consistant à superposer plusieurs images « réalistes » de manière à en créer une nouvelle, « surréaliste ». Mais les arts visuels ne suffisaient pas à la boulimie inventive de celui qui, à la question : « Suis-je un génie ? », répondait : « Oui ! » sans hésiter. Dali a beaucoup écrit sur lui-même. Des extraits de son autobiographie illustrent le personnage que Dali s’ingénia à forger en parallèle avec son oeuvre : une créature surréaliste « idéale », un double superposé – impudent, insolent, truculent.
Vendredi 19 juin : Georges Perec : un texte peut en cacher un autre
Par Nicolas Struve, comédien
Du calembour visuel au jeu de mots, cette lecture propose d’entrer dans l’univers original de Georges Perec (1936-1982). Comme dans les oeuvres aux multiples lectures présentées dans l’exposition, les textes de Perec aiment à troubler le spectateur par des stratagèmes verbaux. De L’oeil ébloui à La Disparition, du trompe-l’oeil à la fiction en passant par la poésie, l’auteur revisite les grands classiques, s’impose d’étourdissantes contraintes pour créer un langage neuf, s’amuse à transposer dans ses mots les pièges et les vertiges du regard. Une projection du film Trompe-l’oeil de Catherine Binet complète cette lecture.