Logo RMN
English
Expositions > documents

 

 

Communiqué de presse

Communiqué de presse

Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux, le musée national Picasso, le musée du Louvre, le musée d’Orsay et avec la participation de la National Gallery de Londres. Elle est placée sous le haut patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française.
Elle est réalisée grâce au soutien de LVMH Moët Hennessy . Louis Vuitton

La National Gallery de Londres reprend, en la condensant, la grande exposition Picasso et les Maîtres et présentera sous le titre Picasso : Challenging the Past une soixantaine de tableaux de Pablo Picasso du 25 février au 7 juin 2009.
Cette exposition est coorganisée par la National Gallery de Londres et la Rmn, avec la collaboration exceptionnelle du musée national Picasso, à Paris.

Pablo Picasso se forme très tôt aux règles strictes de la pratique académique auprès de son père, José Ruiz-Blasco, professeur à l’Ecole des Beaux Arts et directeur du musée de Málaga, comme durant son cursus (1893-1899) à l’Ecole des Beaux-Arts de la Corùna, à la Lonja (Barcelone), puis à l’Académie San Fernando (Madrid).
Dessins d’après l’Antique, statuaire et architectonique, copies de toiles des grands maîtres espagnols, étude de l’histoire de l’art européen sont au cœur de cette formation, enracinée dans la tradition picturale humaniste qui nous rappelle que Picasso est un peintre né au XIXe siècle (1881). Académies, peinture d’histoire, scène de genres, compositions épiques ou religieuses, rendu bitumeux, grandes machines, concours, peinture officielle, galerie de peinture, forment le quotidien, la référence et la perspective de son apprentissage.

L’oppression ressentie par Picasso, jeune artiste virtuose, qui ne dessina jamais comme un enfant mais eut immédiatement à se confronter à Michel-Ange et Raphaël, nourrira pour longtemps un désir de subversion qui le conduisit à la plus radicale des innovations formelles, le Cubisme, comme à la fondation de l’art moderne.

A la fois jeune maître académique (médaillé dès l’âge de 19 ans) et acharné destructeur des formes établies, Picasso mena sans discontinuer un dialogue tendu avec la grande tradition de la peinture.
Sa posture n’est pas - comme chez d’autres artistes de sa génération - le simple reflet d’une époque en pleine mutation, mais un élément moteur, constitutif de son projet pictural. Il opère depuis sa première grande composition à sujet allégorique, Derniers Moments (1896), jusqu’aux dernières toiles d’après Vélasquez, Titien et Rembrandt, où règnent sous les masques de mousquetaires, musiciens et matadors, le motif d’un autoportrait obsessionnel. La période des « variations » d’après Delacroix, Vélasquez ou Manet (1950-1962), forme l’épisode le plus connu et explicite de cette démarche de relecture critique qui traverse l’ensemble de son œuvre.

L’exposition Picasso et les maîtres présentée aux Galeries nationales du Grand Palais se veut un premier bilan. Quelque 210 œuvres se trouvent rassemblées pour l’occasion, issues des collections les plus prestigieuses, publiques et privées, nationales et internationales.

Confrontant passé et présent, au-delà des ruptures stylistiques et des innovations formelles, l’exposition présente dans un parcours croisant approches thématique et chronologique, au gré de la peinture de Picasso et en la prenant pour seul guide : Greco, Vélasquez, Goya, Zurbarán, Ribera, Melendez, Poussin, Le Nain, Dubois, Chardin, David, Ingres, Delacroix, Manet, Courbet, Lautrec, Degas, Puvis de Chavannes, Cézanne, Renoir, Gauguin, Douanier Rousseau, Titien, Cranach, Rembrandt, Van Gogh. Espagnols, Français, Italiens, Allemands, ces peintres forment la trame plurielle d’un motif serré où la peinture apprend de la peinture.

Un cannibalisme pictural sans précédent est à l’œuvre dans la démarche de Picasso qui érige en système, la peinture de la peinture.
En rupture avec les procédés académiques de transmission et de reproduction de la tradition - copie, paraphrase, citation - cette méthodologie nouvelle place la peinture au cœur de la connaissance du monde. Transposition, mimétisme, détournement, dénaturation forment quelques unes des figures de la stratégie déployée par Picasso à l’égard de ses peintres de prédilection. Il aura ainsi fécondé le modus operandi de la création moderne et contemporaine, la tirant aussi parfois du côté de la duplication perverse, de l’ironie et du pastiche.

Anne Baldassari, Extrait de l’introduction au catalogue de l’exposition

Simultanément, deux ensembles thématiques d’œuvres de Picasso sont regroupés au musée du Louvre, autour des Femmes d’Alger de Delacroix, et au musée d’Orsay, autour du Déjeuner sur l’herbe de Manet.

Commissariat
Anne Baldassari, directrice du Musée National Picasso, Paris

Marie-Laure Bernadac, conservateur général, chargée de l’art contemporain au Louvre

Contact presse
Gilles Romillat
Réunion des musées nationaux
49, rue Etienne Marcel
75039 Paris, cedex 01
Tél : +33 (0)1 40 13 47 61

Retour au menu de l’exposition Picasso et les maîtres

Press release

An exhibition organised by the Réunion des Musées Nationaux, the Musée National Picasso, the Musée du Louvre and the Musée d’Orsay, in cooperation with the National Gallery of London. Sponsored by LVMH / Moët Hennessy Louis Vuitton.

Pablo Picasso was trained in the strict rules of academic painting at a very early age, first by his father, José Ruiz-Blasco, a teacher at the fine art school in Málaga and director of the Malaga Museum, and then as a student (1893-1899) at the fine arts school of La Corùna, at La Lonja (Barcelona), and then at the San Fernando Academy (Madrid). Drawings from the antique, statuary and architectonics, copies of paintings by the great Spanish masters and the study of the history of European art formed the core of this training, rooted in the humanist pictorial tradition which reminds us that Picasso was born in the 19th century (1881). Academic drawings, history paintings, genre scenes, epic or religious compositions, sombre effects, large, pretentious canvases, competitions, official painting and art galleries were the daily labour, the references and prospects of his formative years.

The oppression felt by the virtuoso youth, who never drew as a child does but was immediately confronted with Michelangelo and Raphael, long nourished a subversive urge which drove him into the most radical formal innovations, Cubism, and to the foundation of modern art.

Simultaneously a brilliant academic artist (he won a medal at 19) and a rabid destroyer of established forms, Picasso kept up an ongoing dialogue with the grand tradition in painting.
His posture was not – as it was in many artists of his generation – merely a reflection of a period in the throes of change, but the driving force shaping his pictorial ambitions. It operated from his first major composition on an allegorical subject, Science and Charity (1896), until the last canvases after Velazquez, Titian and Rembrandt, in which an obsessive self-portrait lurked beneath the masks of musketeers, musicians and matadors. The period of “variations” on Delacroix, Velazquez or Manet (1950-1962) forms the best-known and most explicit episode in this process of critical revisiting which runs throughout his work.

Bringing together 210 works from the most prestigious public and private, French and international collections, Picasso and the Masters at the Galeries nationales du Grand Palais takes stock of this process.

Confronting past and present, going beyond changes in style and formal innovations, the exhibition presents, in a cross between thematic and chronological approaches, guided by Picasso’s painting alone : El Greco, Vélasquez, Goya, Zurbaran, Ribera, Melendez, Poussin, Le Nain, Dubois, Chardin, David, Ingres, Delacroix, Manet, Courbet, Lautrec, Degas, Puvis de Chavannes, Cézanne, Renoir, Gauguin, Douanier Rousseau, Titien, Cranach, Rembrandt, Van Gogh. Spanish, French, Italian, or German, these artists are the multifaceted framework of a narrow motif in which painting learns from painting.

Unprecedented pictorial cannibalism is at work in Picasso’s approach. He made painting of painting into a system. Breaking away from the academic procedures of the transmission and reproduction of tradition – copy, paraphrase, quotation – this new method put painting at the very heart of knowledge of the world. Transposition, mimicry, deviation, distortion are some of the figures in the strategy used by Picasso in the treatment of his favourite painters. He thus fertilised the modus operandi of modern and contemporary creation, sometimes also pulling it towards perverse duplication, irony and pastiche.

Anne Baldassari, Excerpt from the introduction to the exhibition catalogue

Concurrently, two theme exhibitions of Picasso’s works are on show, one around Delacroix’s Women of Algiers, at the Louvre, and the other around Manet’s Picnic, at the Musee d’Orsay.

Curators
Anne Baldassari, director of the Musée National Picasso, Paris
Marie-Laure Bernadac, General curator, in charge of contemporary art at the Louvre

Open 10 a.m. to 10 p.m., 8 p.m. on Thursday, closed on Tuesdays. Open every day during the school holidays even on Tuesdays from 9 a.m. to 11 p.m. (ticket office closes 45 minutes before closing time)

Admission : €12
Concession : €8

Address
3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

Access
M° Franklin-Roosevelt or Champs Élysées-Clemenceau.

Information
Tel : +33 (0)1 44 13 17 17 (voice server)

Press contact
Gilles Romillat
Tel : +33 (0)1 40 13 47 61
Réunion des musées nationaux
49, rue Etienne Marcel
75 039 Paris, cedex 01

Partenaires

Partenaires média de la Rmn :

TF1
LCI
Europe1

Partenaires média de l’exposition :

L’Express
Le Figaro

Le Matador,
Pablo Picasso,
4 octobre 1970
Huile sur toile,
145,5 x 114 cm,
Musée Picasso, Paris
© Succession Picasso 2008