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De nouvelles images

 

Réveiller la peinture !
La vie quotidienne des années 60 est inondée d’images : graffiti du métro, BD (bandes dessinées), photographies et illustrations des magazines de mode, des journaux, des publicités. La télévision montre des téléfilms policiers, des westerns, des dessins animés, des spots publicitaires.
Les salles de cinéma projettent les films des cinéastes de la « Nouvelle vague » : Jacques Rivette, François Truffaut, Jean-Luc Godard...

Partout, le monde de l’image bouge, sauf à « l’école de Paris » qui reste académique. Elle ne se renouvelle pas. Les œuvres depuis de longues années sont abstraites, surréalistes et post-cubistes.
Certains artistes ne se reconnaissent plus dans cette forme de peinture et désirent s’exprimer autrement, avec d’autres techniques, avec des images qui reflètent leurs goûts, leurs préoccupations (politiques), l’époque dans laquelle ils vivent. Et il y a le Pop’art américain (Robert Rauschenberg, Jasper Johns, Roy Lichtenstein, Andy Warhol…) qui occupe déjà la scène internationale et affiche lui aussi un style complètement différent et surtout très moderne.

1964 Mythologies quotidiennes l’exposition qui fait date
Les nouveaux artistes parisiens qui osent peindre des figures (personnages, objets) et raconter une histoire ont besoin de se réunir pour montrer qu’ils existent. Face au succès américain, certains d’entre eux décident d’organiser une exposition pour se faire enfin reconnaître. En 1964, 34 artistes sont réunis dans une exposition qu’ils intitulent Mythologies quotidiennes.
Enfin, Le mouvement de la Figuration narrative est pour la première fois montré dans un musée parisien (le musée d’Art moderne de la Ville de Paris).

Des artistes engagés
À la différence du Pop’art américain, leurs peintures parlent de politique.
Elles reflètent les préoccupations d’une partie de la population face à une vie cloisonnée (toujours pas de mixité dans les écoles par exemple), à une vie de plus en plus tournée vers la consommation, aux injustices (racisme), aux guerres qui se déroulent dans le monde (Algérie, Viêt Nam, Guerre froide).
La jeunesse des années 60, étudiants et ouvriers, manifestera ce malaise lors des événements de mai 1968.

La ville est l’un des sujets de prédilection de Gérard Fromanger. Il a peint une série de tableaux intitulée « Boulevard des italiens » dont celui ci-dessous Tout doit disparaître fait partie (collection particulière © Gérard Fromanger). Il y montre des gens en rouge, anonymes, qui s’affairent dans la rue et devant une boutique qui brade tout. Une scène courante de la société de consommation.

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Escale, Hervé Télémaque, collection particulière © Adagp, 2008 L’artiste est né à Port-au-Prince, à Haïti. Il quitte son île natale pour faire escale à New York où il fréquente assidûment musées et galeries d’art contemporain. Dès le début, sa peinture est figurative. En 1961, il choisit finalement d’aller à Paris. Il y rencontre les surréalistes et surtout des artistes qui ont les mêmes préoccupations que lui, ceux de la Figuration narrative. Télémaque combine objets, symboles et signes pour créer une histoire qui comporte très souvent une part autobiographique.

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