27 juin 2009 – 12 octobre 2009
Exposition organisée par la Rmn et les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes.
Les trois musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes présentent durant tout l’été 2009 une grande exposition « Dis-moi, Blaise… », en référence au célèbre poème de Cendrars La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France. L’exposition est consacrée aux relations que l’écrivain, poète et grand voyageur, romancier et essayiste, a entretenues avec Pablo Picasso, Marc Chagall et Fernand Léger. Ces relations durent plusieurs années avec les deux premiers et se poursuivent avec Léger jusqu’à la mort de ce dernier. De la même génération qu’eux, Cendrars partage avec ces artistes bien des points de vue dont il rendra souvent compte dans ses écrits. Son goût pour la modernité urbaine, pour un monde qui se transforme frénétiquement, pour les formes nouvelles qu’il y découvre ou pour celles qu’il apprend à connaître à travers ses incessantes pérégrinations dans le monde le conduit tout naturellement à fréquenter les milieux artistiques modernes et à rêver avec eux un monde nouveau modelé par un imaginaire résolument actif.
C’est à Paris où il s’installe durablement dès 1912 qu’il fréquente le monde artistico-littéraire d’avant-garde. A Montmartre, il rencontre Picasso et dans les ateliers de La Ruche, à Montparnasse, il fait la connaissance de Chagall et de Léger.
Les liens d’amitié entre Cendrars et Chagall sont sans doute facilités par l’usage du russe que l’écrivain possède bien mais aussi par une vision commune qui, ainsi que le souligne l’historien de l’art, J.J. Sweeney, rend comparables les images verbales du poète et les éléments de construction du tableau de l’artiste. Cendrars a donné les titres de plusieurs tableaux de Chagall, peints à ce moment-là : A la Russie, aux ânes et aux autres, Dédié à ma fiancée, Le village russe, de la lune, Le saint voiturier, Moi et le village, Paris par la fenêtre.
C’est à Montparnasse qu’a lieu la rencontre avec Fernand Léger. L’amitié entre eux est durable, cimentée par la foi en la modernité. Leur relation est ponctuée de publications communes. Dès la fin de la Guerre, en 1918, paraît J’ai tué, texte de Cendrars illustré par Léger.
L’année suivante, c’est La fin du monde filmée par l’ange Notre-Dame. Les deux artistes s’intéressent, on le sait, de près au cinéma et à la scène, avec leur collaboration au ballet La création du monde.
Cet intérêt ne se dément pas : Léger peint en 1927 ABC, nature morte, sans doute en hommage au texte de Cendrars ABC du cinéma. Ces relations se poursuivent après la Seconde Guerre mondiale. Elles devaient aboutir sur la publication conjointe de Paris ma ville, malheureusement interrompue par la mort de Léger.
La rencontre avec Picasso, par l’intermédiaire d’Apollinaire, provoque chez Cendrars la fascination déjà constatée chez les autres écrivains confrontés à la puissance créative de l’artiste. Très tôt l’auteur des Poèmes élastiques va souligner la technique tout à la fois fougueuse et adroite, violente et élégante de l’artiste espagnol et résumer en des mots décisifs sa manière de procéder : « Le peintre coupe, scie, poignarde, écartèle, déchire, étrangle. La matière est tout à coup là. A l’oeil, grossie d’un cran… ».
Ce projet est mené en collaboration avec le Centre d’études Blaise Cendrars de l’Université de Berne, le Fonds Blaise Cendrars de la Bibliothèque nationale suisse à Berne et avec le soutien de Madame Miriam Cendrars et de la Succession Chagall. Il vise à analyser, à travers les textes et archives de Blaise Cendrars et les oeuvres des trois peintres, les liens et les influences éventuelles.
L’exposition présente, dans chacun des trois musées nationaux des peintures et dessins de chaque artiste ainsi que des documents d’archives du Fonds Cendrars de la Bibliothèque nationale de Berne. Elle réunit plus de 170 oeuvres de toutes techniques (tableaux, oeuvres sur papier, document, photos).
Commissaires :
Maurice Fréchuret, conservateur en chef du patrimoine, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
Nelly Maillard, chargée des collections au musée national Fernand Léger
Elisabeth Pacoud-Rème, chargée des collections au musée national Marc Chagall
Avec le soutien d’Europe 1
En partenariat avec Arts Magazine, Direct Nice et Le Point
Musée national Marc Chagall
Avenue Docteur Ménard
06000 Nice
Téléphone : +33 (0)4 93 53 87 20
Site internet
Accès
Gare SNCF - Nice ; bus n°22, arrêt musée Chagall ; en voiture, itinéraire fléché depuis le centre-ville
Ouverture
Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h
Musée national Fernand Léger
Chemin du Val de Pome
06410 Biot
Téléphone : +33 (0)4 92 91 50 30
Site internet
Accès
Aéroport de Nice-Côte d’Azur, 15 km ; Gare SNCF de Biot puis liaison Envibus n°10 (arrêt musée Fernand Léger)
Par l’autoroute, sortie Villeneuve-Loubet RN7, puis direction Antibes à 2 km et prendre la direction Biot
De mi-juin à mi-septembre, navette liaison musée/village de Biot de 10h à 19h
Ouverture
Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h
Musée national Pablo Picasso - La Guerre et la Paix, Vallauris
Place de la Libération
06220 Vallauris
Téléphone : +33 (0) 4 93 64 71 83
Site internet
Accès
Par la route, prendre la Nationale 7 ou l’Autoroute A8, sortie Antibes, puis RD 135 Vallauris
Gare SNCF de Nice, continuer jusqu’à la gare de Golfe Juan, puis bus navette de Golfe Juan, direction Vallauris
Gare SNCF de Cannes, prendre le bus de la gare, destination Vallauris Aéroport Nice-Côte d’Azur, liaison par bus entre Nice et Cannes assurée par les bus rapides Cote d’Azur
Ouverture
Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 12h15 et de 14h à 18h (17h à partir du 15 septembre)
Tous les jours du 1er juillet au 31 août de 10h à 19h
Publication
150 pages, broché, prix : 40 € environ, Rmn éditions.
Contacts Presse
Réunion des musées nationaux
49, rue Etienne Marcel, 75039 Paris, cedex 01
Annick Duboscq
Téléphone : +33 (0)1 40 13 48 51
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Musées nationaux du XXe siècle
développement des publics
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