Un goût raffiné
La reine aime l’élégance et les objets luxueux comme le montre son boudoir au château de Fontainebleau (sur l’image de droite).
Marie-Antoinette s’intéresse à la décoration et à l’ameublement. Elle a du goût. Elle suit toutes les étapes de la création des meubles et des décors. Elle recherche la modernité, la fraîcheur, la sobriété raffinée, les lignes pures et géométriques, d’un style plutôt antique, que l’on appelle néo-classique (le XVIIIe siècle découvre Herculanum, Pompéi, l’Égypte) avec une touche de romantisme.
Elle choisit des couleurs douces, dans les tons pastel : vert-d’eau, lilas, gris-perle.
Les murs de ses appartements sont décorés de lambris ou de tentures à fond blanc décorés de motifs élégants : arabesques dorées, figures chinoises, vues champêtres, petits bouquets de fleurs.
Les meubles sont fabriqués par les plus grands ébénistes : Jacob, Riesener, Schwerdfeger.
Elle apprécie les arts orientaux (Turquie, Inde, Chine Japon), goût qu’elle tient de sa mère qui était une grande collectionneuse de laques japonaises qu’elle lègue d’ailleurs à sa fille. Marie-Antoinette enrichit cette collection ; elle devient l’un des plus grands collectionneurs de laques de l’époque.
La garde-robe de Marie-Antoinette
Garnitures d’habits, robes de toutes sortes, différentes parures particulières, manteaux, rubans, fleurs, bonnets, gazes, blondes (dentelles de soie), etc. 258 fichus et 437 accessoires de lingerie sont achetés en une année !
Grands habits, polonaises, robes anglaises, redingotes, lévites (longues redingotes).
Tissus de satin, taffetas, soie, gazes, cotonnades, perses, toiles de Jouy, mousselines, percales (coton fin et serré) et basins (tissu moiré).
Marie-Antoinette profite à sa guise des plaisirs de la mode. Mais elle dépense beaucoup trop d’argent pour ses tenues, ses coiffures, ses bijoux, ses fêtes et les jeux alors que l’État est en faillite. En 1776, sa mère, l’impératrice la sermonne à ce sujet.
Le monde de Marie-Antoinette
Pour échapper à l’étiquette de la cour, Marie-Antoinette souhaite avoir « une maison de campagne », un endroit plus intime où elle peut vivre en toute liberté. En 1774, juste après son avènement, le roi Louis XVI lui donne la clé du Petit Trianon situé dans le parc du château de Versailles.
Marie-Antoinette est d’une sensibilité romantique. Inspirée de ce qui se fait ailleurs, elle transforme le lieu. Les jardins sont conçus à l’anglaise, plus naturels, plus sauvages que la géométrie des jardins à la française. L’intérieur du bâtiment est décoré par son architecte Mique selon le goût de la Reine.
Elle lui demande aussi d’ajouter un village de chaumières, le « Hameau de la Reine ». Dans le style normand, il est composé, en partie, d’une ferme, d’un moulin à eau, d’un boudoir, d’un colombier, d’une maison de garde, d’une tour, d’une ferme. Elle y passe beaucoup de temps, y reçoit ses invités, organise des pièces de théâtre, des jeux d’argent très critiqués. Elle s’y promène aussi avec ses enfants.
Ses amis
Madame Elisabeth, la plus jeune des sœurs de Louis XVI. Elle refusa l’exil et resta près de la famille royale pendant la Révolution française.
La princesse de Lamballe, fidèle à Marie-Antoinette, elle revint d’Angleterre en 1791 pour être près de la reine.
La duchesse de Polignac
Le comte de Vaudreuil
Le comte Axel von Fersen
Jeanne Louise Henriette Campan, femme de chambre de la reine
Pierre Charles Bonnefoy du Plan, Garde-meuble de la reine
Cliquez ici pour accéder aux définitions de certains mots dans le dico Marie-Antoinette




