Les décors des premières civilisations antiques sont souvent schématiques. Formes géométriques, végétaux, animaux et personnages sont représentés de façon très simple. Un même motif est très souvent répété en frise. Des symboles apparaissent.
Les artisans orientaux d’abord, les Celtes plus tard vont déployer chevrons, spirales, grecques, triscèles, esse, svastika, entrelacs, oves… sur divers supports.
Puis, petit à petit, les artistes développent tout un répertoire très riche en images figuratives : dieux des panthéons orientaux, égyptiens, grecs… héros en pleine action (épopées de Gilgamesh, d’Ulysse, d’Héraklès), souverains figurés seuls ou entourés des gens qui leur sont proches (aristocrates, prêtres, soldats, serviteurs, ouvriers), mis en scène dans leurs rôles et leurs tâches quotidiennes.
Les représentations des campagnes militaires, à l’origine de la construction des grands empires babylonien, perse ou macédonien sont légion. Tout à l’honneur de celui qui a gagné la bataille, elles décorent les murs des grands édifices.
Autres sujets de prédilection : les animaux, inspirés en partie de ceux du monde réel comme la chèvre, le bouquetin, le lion, le sanglier, le cheval ou de ceux du monde imaginaire et mythique comme le sphinx, le griffon, le taureau ailé, et en Chine le taotie ou le dragon.
Avec la naissance de la philosophie, en Grèce, au Ve siècle avant J.-C., l’homme va prendre de plus en plus d’importance par rapport aux dieux. Le portrait d’hommes célèbres (politiciens, philosophes…) apparaît.
En Chine, à peu près à la même époque, Confucius va placer aussi l’homme au centre de ses préoccupations. Son enseignement marquera durablement la civilisation et l’art chinois.


