Cette exposition est co-organisée par le Museo Napoleonico à Rome, et la Sovraintendenza ai Beni Culturali del Commune di Roma, le museo Nazionale delle Residenze Napoleoniche dell’Isola d’Elba et la Soprintendenza APPSAD per le Provincie Pisa e Livorno, la Rmn, le musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau.
Charlotte Bonaparte (1802-1839), nièce de Napoléon Ier, cadette des deux filles de Joseph, roi d’Espagne, est une princesse au destin singulier, injustement méconnue de nos jours. Ses goûts artistiques qui la portent à dessiner et à peindre, lui font rencontrer les artistes de son temps avec qui elle tisse des liens d’amitié.
Sa mère, Julie Clary, fait le choix de ne pas suivre son mari à Naples, et en Espagne, et préfère vivre avec ses deux filles, Charlotte et Zénaïde dans sa résidence de Mortefontaine. Elles partagent leur vie entre le calme de cette demeure et les fastes impériaux de la Cour.
A la chute de l’Empire, alors que son père gagne les Etats-Unis d’Amérique, le destin politique des Napoléonides la force à une vie d’errance qui la conduit par Francfort et Bruxelles, outre Atlantique, en Italie puis en Angleterre avant de se fixer à Florence et à Rome.
Sa personnalité forte et attachante lui ouvre les portes d’une société cultivée et internationale, où elle suscite l’admiration. A Bruxelles, elle devient l’élève de David. Toute sa vie elle fréquente des artistes, notamment ceux actifs à Rome et Florence dans les années 1830, Italiens de naissance ou étrangers de passage dans la tradition du Grand Tour.
Cette exposition propose de faire découvrir ses albums de dessins et d’aquarelles, conservés par le Museo Napoleonico de Rome. S’ils attestent de l’intense activité artistique de Charlotte, ils renferment aussi de nombreux témoignages graphiques des artistes qui l’entourent (Bartolomeo Pinelli, Léopold Robert, Michel Stapleaux, François Granet, Charles Müller, Charles Doussault, Edouard Odier, Nicolas-Didier Boguet, Samuele Jesi…) sans omettre des membres de sa famille ou des habitués de son « salon », amateurs éclairés.
Aussi peut-on, à travers ces œuvres particulièrement significatives de la peinture romantique des années 1820-1840 et mises en perspective avec des souvenirs personnels de la princesse et des objets d’art des Bonaparte, parcourir les différentes étapes de la vie de la princesse Charlotte, de son existence souvent troublée, traversée non seulement par l’exil mais aussi par la mort prématurée de son mari, son cousin, Napoléon-Louis.
Le début de l’exposition est consacré à son enfance et son adolescence. Des dessins évoquent la paisible résidence de Mortefontaine tandis que des portraits officiels réalisés par Gérard, Wicar ou Lefèvre, à l’occasion de l’accession de Joseph aux trônes de Naples (1806) puis d’Espagne (1808) rappellent les fastes de l’Empire auxquels Charlotte participe.
Elle se poursuit par les années d’exil à Francfort (1816-1820) et à Bruxelles (1820-1821), sans Joseph, leur père, exilé aux Etats-Unis à partir de 1815. Le séjour bruxellois est déterminant pour Charlotte qui fréquente l’atelier de David et réalise quelques portraits de Zénaïde.
En 1821, la princesse Charlotte part rejoindre son père aux Etats-Unis dans sa propriété du New Jersey. La découverte de la nature nord-américaine et des espaces sauvages lui inspirent une série de paysages remarquables. Ce voyage est aussi l’occasion de décider son mariage avec son cousin, Napoléon-Louis (qui eut lieu à Florence en 1826), prélude d’une époque heureuse et sereine dans sa vie.
En 1824 elle rejoint sa mère à Florence, elle s’y installe avec son mari, à proximité de Rome, où réside Zénaïde. Les œuvres présentées évoquent son salon à Florence, fréquenté par de nombreux artistes et intellectuels, la mort du prince Napoléon-Louis en 1831, son voyage à Londres en 1833, où se réunissent tous les Bonaparte après la mort du duc de Reichstadt, voyage fertile sur le plan artistique, et ses dernières années, à Rome, jusqu’à sa mort brutale à Sarzana, près de Lucques.
Cette exposition a d’abord été présentée au Museo Napoleonico de Rome, du 5 février au 30 mai 2010, puis au musée Napoléon de l’île d’Elbe du 15 juin au 30 septembre 2010.
Commissariat général
Maria Elisa Tittoni, dirigente dei Musei d’Arte Medievale e Moderna del Commune di Roma, Guilia Gorgone, dirrettrice del Museo Napoleonico di Roma
Commissariat
Amaury Lefébure, directeur du musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau
Elisabeth Caude, conservateur en chef au musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau
Scénographie
Frédéric Beauclair D.S.A.A.
Adresse
Musée du château de Malmaison
Avenue du Château de Malmaison
92500 Rueil-Malmaison
Musée du château de Bois-Préau
Château de Bois-Préau
1, avenue de l’Impératrice Joséphine
92500 Rueil-Malmaison
Ouverture
Tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h15, en semaine et jusqu’à 17h45 le week-end (fermeture des caisses 45 minutes avant)
Tarifs
Plein tarif : 8 €
Tarif réduit : 6,50 € incluant les collections permanentes, gratuit pour les moins de 26 ans et pour tous le premier dimanche du mois
Audioguides multilingues : mis à la disposition des visiteurs ayant acquitté le droit d’entrée
Publication Rmn
Catalogue de l’exposition, 172 pages environ, 200 illustrations, 35 € environ
Standard
Tél. : +33(0)1 41 29 05 55
Fax : +33(0)1 41 29 05 56
Réservation groupes et visites-conférences
Tél. : +33(0)1 41 29 05 57
En ligne
Visitez le site internet du musée du château de Malmaison : www.chateau-malmaison.fr
Visitez le site internet du musée du château de Bois-Préau : www.chateau-boispreau.fr
Accès
En voiture : RN 13, 12 km de Paris
RER : A, La Défense - Grande Arche, puis bus 258 arrêt « le Château »
Distance entre les 2 musées : 10 mn à pied
Services
Accueil du public handicapé au rez-de-chaussée uniquement
Visites-conférences en français, anglais, allemand, italien
Parking gratuit
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