28 mars 2010 – 19 juillet 2010
Cette exposition est organisée par la Rmn et les musées et domaine nationaux du Palais impérial de Compiègne
Première exposition en France évoquant Marie-Louise, Impératrice des Français, elle entend célébrer le bicentenaire du deuxième mariage de Napoléon Ier avec la jeune archiduchesse d’Autriche, petite-nièce de Marie-Antoinette. Elle relate l’arrivée romanesque de la nouvelle Impératrice au Palais de Compiègne, les fastes des cérémonies parisiennes du mariage et la lune de miel compiégnoise qui suivit.
Plus de 200 oeuvres, cadeaux de mariage, commandes pour le trousseau de la souveraine et pièces de mobilier, ont été rassemblés : peintures, dessins, estampes, sculptures, objets d’art, costumes, soieries et bijoux...
L’exposition a bénéficié de prêts exceptionnels nationaux (Louvre, Versailles, Fontainebleau, Fondations Napoléon et Thiers...) et internationaux (Italie, Suisse, Allemagne...).
C’est au Palais de Compiègne que Napoléon Ier choisit d’accueillir sa seconde épouse, comme Marie-Antoinette l’avait été en 1770 par Louis XV et le dauphin, le futur Louis XVI. L’événement se déroule le 27 mars 1810 et, sur ordre de l’Empereur dont l’impatience bouscule le protocole, la rencontre officielle prévue à Soissons est annulée.
L’exposition s’attache à montrer les somptueux aménagements du palais et du parc avant 1810 : commencés depuis 1807 sous la direction de l’architecte Louis-Martin Berthault, les travaux sont accélérés pour la venue de l’archiduchesse.
De grands portraits des dignitaires de l’Empire sont présentés dans la nouvelle Galerie des Ministres (Prud’hon, Fabre, Lefèvre...), des toiles de grands maîtres de toutes écoles (Le Dominiquin, Patel, Flinck...) constituent la nouvelle Galerie des Tableaux de l’Impératrice et les célèbres marbres de Canova, sur le thème de Psyché et l’Amour, dont la version debout est exceptionnellement prêtée par le Louvre.
L’ameublement, réalisé par les ébénistes Jacob-Desmalter et Marcion, ainsi que les envois de porcelaines de Sèvres, illustrent l’un des plus hauts moments des arts décoratifs à l’apogée du style Empire.
Les fastes des cérémonies des mariages civil et religieux au Palais de Saint-Cloud puis au Salon carré du Louvre ainsi que les fêtes parisiennes organisées jusqu’au 1er juillet 1810, à l’image d’un Empereur au faîte de sa puissance, ont suscité une abondante iconographie (peinture de Rouget inspirée du Sacre de David, dessins de Zix et de Prud’hon, portraits par Gérard, Isabey...).
Après les cérémonies de mariage, le séjour compiégnois se prolonge jusqu’à la fin du mois d’avril. Pendant un mois d’état de grâce, Marie-Louise impose à l’Empereur le rythme d’une vie paisible, lui faisant découvrir son goût pour les arts, la peinture, la musique et la broderie, tout en partageant avec lui les attraits de la chasse, évoquée par le grand papier peint des Chasses de Compiègne (musée de la chasse et de la nature, Paris). Napoléon Ier, très attentionné, est en permanence aux côtés de la jeune femme ; bien qu’intimidée, elle est séduite d’emblée par celui qu’on lui a pourtant décrit depuis toujours comme le « monstre corsicain ».
Des oeuvres quasiment inédites, notamment le mobilier livré et commandé spécialement pour Marie-Louise (métier à broder, chevalet, bibliothèques de Jacob-Desmalter, toilette de Marcion...) ou des objets de son quotidien (nécessaire à broder, pharmacie de voyage, livres à ses armes, lettres inédites...) parlent de cet accueil exceptionnel.
Enfin, le Salon de 1810, qui constitue l’élément majeur et artistique de l’année, est évoqué dans l’exposition par un choix significatif de peintures (Aurore et Céphale de Guérin, Allégorie de la France de Franque, Napoléon et ses neveux par Ducis, L’Arrivée du couple impérial à Anvers par Crépin...), et de sculptures (Chaudet, Chinard, Moutoni...) illustrant les fastes de la nation.
Au-delà de la portée politique de cette union dynastique par laquelle l’Empereur, en quête de légitimité, se crée des ancêtres, cette alliance avec la plus ancienne famille impériale régnante d’Europe est aussi perçue comme un acte politique de réconciliation, en expiation du crime commis sur Marie-Antoinette. Elle s’inscrit dans une période de paix de courte durée favorable aux commandes artistiques. La consolidation de l’Empire, à son apogée territoriale, s’incarne enfin avec la naissance du Roi de Rome en mars 1811, moins d’un an après le mariage. Elle est illustrée par le Portrait de l’impératrice Marie-Louise présentant le roi de Rome, de François Gérard, sur lequel se clôt l’exposition.
Commissaires
Emmanuel Starcky, directeur du palais de Compiègne
Hélène Meyer, conservateur au palais de Compiègne
Anne Dion-Tennebaum, conservateur en chef au département des objets d’art du musée du Louvre
David Mandrella, historien d’art
Scénographie
Ateliers de Ricou
Ouverture et horaires
Tous les jours de 10h à 18h (dernière admission 17h15), fermé le mardi et le 1er mai
Adresse
Place du Général de Gaulle
60200 Compiègne
Tél : +33 (0)3 44 38 47 00
Accès
Depuis Paris, 80 km, autoroute A1, sortie n°9, Compiègne sud.
Par le train, départ de Paris gare du Nord, 40 minutes. Depuis
Lille, 150 km, autoroute A1, sortie n°10, Arsy.
GPS : 49°25’06,34’’N002°49’48,23’’E
Prix d’entrée
Plein tarif : 8,50 €
Tarif réduit : 6,50 €
billet incluant les collections permanentes, gratuité pour les moins de 26 ans et les premiers dimanches du mois
Tarif de groupe à partir de 10 personnes, exonérés du droit d’entrée et sur réservation : 5,50 € par personne
Publication Rmn
Catalogue de l’exposition, 208 pages, 200 illustrations couleurs, 45 €, Rmn éditions, en vente dans toutes les librairies
Contacts presse
Presse locale :
Patricia Duronsoy
Tel : +33 (0)3 44 38 47 35
- Reconstitutions historiques autour d’un bivouac napoléonien dans le parc les 27 et 28 mars, retrouvez des informations sur le site du musée
- Concert inaugural au Théâtre Impérial de Compiègne samedi 27 mars 2010 à 20h45, réservation par téléphone au +33 (0)3.44.40.17.10