Gustave Courbet

Galeries nationales du Grand Palais
Entrée Clemenceau Tél. 01 44 13 17 17

13 octobre 2007
28 janvier 2008

RmnMusée d'Orsay

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Dates
du 13 octobre 2007
au 28 janvier 2008
Tous les jours sauf les mardis

Lieu
Galeries nationales
du Grand Palais
75008 Paris
Entrée Clemenceau

Accès
M° Franklin-Roosevelt ou Champs-Élysées
Clemenceau

Tarifs
Plein tarif : 10€
Tarif réduit : 8€
(13-25 ans, famille nombreuse, demandeur d'emploi)
Gratuit pour les
moins de 13 ans

Horaires
Tous les jours de 10h à 22h sauf le jeudi jusqu'à 20h
(dernier accès : 45 mn avant la fermeture des caisses)

Audioguide
français, anglais, japonais : 5 €

Les formats exceptionnels et le projet muséographique

Découvrez les dessous de l'exposition :

Film du déplacement d'une oeuvre monumentale du Musée d'Orsay : Le rut du printemps, combat de cerfs par Courbet

 

« …Etre non seulement un peintre, mais encore un homme, en un mot faire de l’art vivant, tel est mon but ». Gustave Courbet.
Plus encore que pour nombreux autres peintres, l’œuvre de Courbet est indissociable de la personnalité de l’artiste, et la présence du Maître d’Ornans s’est rapidement immiscée dans la réflexion à l’origine des choix muséographiques.
Ainsi la nécessité de concevoir un environnement muséographique sobre et dépouillé, structuré et rigoureux, s’est imposée en écho aux aspects profondément indépendant, authentique, et sans concession de l’artiste et son œuvre.

La construction de l’espace pictural chez Courbet -frontalité des paysages, liberté avec la perspective et rapports d’échelles générant une tension entre les différents plans, sujet au-devant du tableau autour duquel le regard de l’observateur va tourner dans un effet de travelling (T. Gautier parlera de perspective chinoise)…- a constitué autant de pistes d’étude précieuses en amont du projet.

Présentation des oeuvres

Les formats exceptionnels
La présentation des très grands formats de Courbet -L’Atelier de l’artiste, l’Enterrement à Ornans, puis les scènes de chasses avec l’Hallali du Cerf et le Combat des Cerfs- nous a semblé devoir répondre à une double problématique : à la fois donner à ces œuvres magistrales la place et le silence qui leur sont indispensables tout en les intégrant avec naturel dans le parcours de l’exposition.

L'Atelier du peintre

L'Atelier du peintre
1855
huile sur toile
3,59 x 5,98 m
Paris, musée d'Orsay
© Photo RMN / Hervé Lewandowski

Un enterrement à Ornans

Un enterrement à Ornans
1849-50
huile sur toile
3,13 x 6,4 m
Paris, musée d'Orsay
© Photo RMN / Hervé Lewandowski

 

L’Atelier de l’artiste et l’Enterrement à Ornans 
Courbet à propos de l’Atelier : « une phase de sept années de ma vie artistique »
Ces deux peintures de la même période se retrouvent ici parmi d’autres présentées ensemble par Courbet dans le Pavillon de 1855. Il a paru évident que ces deux œuvres maîtresses devaient structurer la section. Ainsi, elles seront disposées selon une diagonale, dans un espace subdivisé en deux parties, évitant toute confrontation directe entre elles et préservant ainsi leur autonomie.

L'Hallali du cerf

L'Hallali du cerf
Huile sur toile, 1867
Hauteur : 3.60 m.
Largeur : 5.09 m.
© Besançon, musée des Beaux-Arts et d'archéologie

Le rut du printemps, combat de cerfs

Le rut du printemps, combat de cerfs
Huile sur toile
Hauteur : 3.550 m.
Longueur : 5.070 m.
Paris, musée d'Orsay
© Photo RMN - © Gérard Blot / Christian Jean

 

L’Hallali du Cerf et Combats de Cerfs 
Ces deux scènes majestueuses seront présentées face à face au centre de la galerie consacrée à la chasse, selon une implantation qui permettra au visiteur de les observer chacune individuellement, mais aussi de les relier visuellement à l’ensemble de la section déployée de part et d’autre.

Couleur et lumière

On situe l’enjeu de la couleur des espaces au cœur du projet Courbet, pour deux raisons majeures, esthétique d’une part et de bonne visibilité des œuvres d’autre part. L’intervention de la couleur dans l’environnement muséographique va contribuer à équilibrer l’éclairage des œuvres, dont certaines très sombres, notamment des paysages et des portraits posent un réel problème de lecture.
La gamme chromatique sélectionnée s’étend des gris verts, bruns, bleutés aux rouges profonds, en écho aux dominantes de la palette de Courbet, aux verts intenses jusqu’aux noirs de la Vallée de la Loue, gris des falaises crayeuses, bruns terriens, et tonalités bleutées des marines ou des paysages glacés de l’hiver.

Didier BLIN
Architecte, Muséographe

 

 

© Réunion des musées nationaux - 2007