Impressionniste
Le terme « impressionniste » désigne un groupe de peintres. En 1874, Monet et ses amis exposent leurs toiles dans l’atelier de leur ami, le photographe Nadar, à Paris. Refusés au Salon, ils créent leur propre exposition. Louis Leroy, critique d’art visite l’exposition et pour la moquer, il intitule son article L’exposition des Impressionnistes. Il emprunte cette expression au titre du tableau de Monet qui y est exposé : Impression soleil levant. Il reproche au tableau de n’être qu’une « impression », une ébauche, un tableau non fini. Il donne ainsi sans le vouloir son nom à ce nouveau mouvement artistique, l’impressionnisme
Salon (le)
À cette époque, l’État organise, à Paris, des « salons ». Ce sont des expositions d’art officielles pour les artistes. Ils sont organisés par l’Académie des Beaux-Arts. Le terme « Salon » dérive du lieu où se tenait l’exposition, au XVIIIe siècle : le Salon Carré du Louvre. Un jury sélectionne les œuvres avant l’exposition suivant des règles strictes. On ne peut pas représenter ce que l’on veut, ni peindre comme on veut. Les œuvres impressionnistes seront souvent refusées, car elles ne correspondent pas à la « grande peinture » voulue par l’Académie.
Peindre en plein air
Les impressionnistes comme les peintres de l’École de Barbizon, peignent leurs paysages en extérieur et non en atelier. On les appelle des peintres de « plein air ».
Jusqu’au XIXe siècle, les couleurs étaient préparées à la main, en atelier, à partir de pigments broyés et de liants (huile). Il était difficile de les transporter. L’invention des premiers tubes de peinture et du chevalet portatif permet au peintre de déplacer leur atelier en extérieur.
Peindre sur le motif
Le peintre peint sur le motif lorsqu’il travaille directement devant un sujet.
Peintres de Barbizon (les)
Vers 1848, un groupe d’artistes se réunit à Barbizon, dans la forêt de Fontainebleau. Ils suivent les préceptes de John Constable, un peintre de paysages anglais : peindre la nature pour elle-même. Le paysage ne sert plus de fond pour les scènes religieuses ou mythologiques mais devient le sujet de la peinture. Ils sont les premiers à peindre en plein air. Corot, Rousseau, Millet et Daubigny sont les plus connus. Millet s’intéressera aussi aux personnages, au monde paysan et aux travaux des champs.
Abstrait
Le mot « abstrait » est utilisé pour qualifier les représentations qui ne sont pas figuratives, c’est-à-dire qui ne représentent pas le monde tel qu’on le voit ou tel qu’on l’imagine avec des personnages, des animaux, des végétaux… L’artiste abstrait travaille, de préférence, la couleur et la matière pour exprimer des idées. Monet, à la fin de sa vie peint des motifs presque abstraits. Ses nymphéas sont imprécis. Il veut transmettre l’impression du bassin et non sa description exacte.
Académique
Un personnage, une chose, une forme ou un art est dit « académique » lorsqu’il suit strictement des règles fixées par une école sans laisser libre cours à l’originalité et à la nouveauté.
Touche (la)
La touche est la manière dont l’artiste pose son pinceau sur la toile. Selon la forme, l’épaisseur de la touche, la texture (l’aspect de la peinture) sera différente et le caractère de la peinture plus ou moins précieux, subtile, dynamique … La touche de Monet se compose de petits coups de pinceaux vifs et rapides. Cette touche exprime plus une impression de paysage qu’une réelle description.