9-La Méditerranée 1883, 1884 et 1888 : Bordighera ( janvier-mars 1884) ; Antibes (mi-janvier à début mai 1888)
S’il peint en Bretagne et dans la Creuse, des ciels orageux, il retrouve ici son goût pour la lumière et le soleil. À Alice, à nouveau, il écrit : « Mon affaire, c’est le soleil ».
Avec Renoir en 1883, puis seul en 1884 et en 1888, Monet se rend sur la « Riviera », la côte méditerranéenne où le climat est très doux. Il reprend un thème qu’il aime beaucoup, les jardins. Il demande à se rendre dans le célèbre jardin de Francesco Moreno qui possédait de nombreux palmiers. Il change sa palette pour des couleurs plus claires pour restituer cette lumière chaude du sud. À Antibes, il peint des vues des montagnes, de la mer, caché derrière les arbres.
Monet intègre ici plusieurs motifs, structurés sur la toile par le tronc tortueux de l’arbre. On aperçoit la végétation sèche du sud, la mer, la ville d’Antibes mais aussi les montagnes des Alpes en arrière plan. Le soleil de Méditerranée éblouit ce paysage et Monet utilise pour transcrire cette sensation, une multitude de petites touches colorées.